L’abribus du futur offre une panoplie de services interactifs
par Elsa Sidawy | 26.02.10

Imaginé par le célèbre Massachussets Institute of Technology (MIT), l’EyeStop est un concept innovant d’abribus. Des renseignements touristiques aux horaires exacts de bus, en passant par la possibilité de communiquer avec les autres usagers, cet abribus futuriste promet de transformer l’expérience des transports en commun.
L’EyeStop vise à concilier urbanisme et technologie. Il a été conçu par des architectes et ingénieurs du Senseable City Laboratory du MIT. Aujourd’hui à l’état de prototype, l’abribus a été présenté à Florence, commanditaire du projet avec le réseau de transports urbains de la ville, à l’automne dernier. Cette merveille technologique propose en premier lieu de connaître le temps d’attente exact de son bus grâce à un système GPS embarqué. Pour meubler l’attente, il sera possible de planifier et d’optimiser son trajet grâce à une carte interactive, intégrée à la structure, et de suivre le déplacement des bus du réseau, représentés par des points lumineux sur un écran. Cerise sur le gâteau, l’intensité de l’éclairage de l’abribus varie en fonction de l’imminence de l’arrivée du bus.
EyeStop, un iPhone géant
Le système affiche en outre une série de données variées : indice de la qualité de l’air, météo, informations des sites touristiques situés à proximité… L’écran tactile mis à disposition des usagers permet selon ses concepteurs une interaction unique proche des usages de l’iPhone. Chacun pourra en effet surfer sur le web, laisser des messages à ses amis, collègues et autres usagers du réseau, mais aussi poster des petites annonces et les consulter. Cet aspect ludique « contribue à faire de l’EyeStop un espace convivial et de partage », tient à souligner Giovanni de Niederhausern, responsable du projet au Senseable City Laboratory.
Dernière innovation et non des moindres, cet abribus 2.0 se substitue aux grands panneaux d’affichage publicitaires des abribus traditionnels, gourmands en papier, colle et autres encres nocives. Et cela, grâce à l’écran tactile qui diffuse jusqu’aux informations municipales de dernière minute. Ce dernier devrait être auto-alimenté par un panneau solaire orientable « qui permet en plus d’optimiser la zone d’ombre pour protéger les voyageurs du soleil de manière adéquate ».
Florence, la première ville d’accueil de l’abribus
Chaque abribus sera une pièce unique et conçu en harmonie avec son environnement direct, de manière à s’intégrer aux bâtiments déjà existants. Reste à savoir si ces petits bijoux futuristes ne seront pas la proie de personnes mal intentionnées. Les concepteurs ont pour cela prévu « une surface en verre auto-nettoyant, insensible aux rayures et aux graffitis, protégeant ainsi l’EyeStop de tout acte de vandalisme ».
Pour le moment, « le premier prototype est encore en phase de développement », précise Giovanni de Niederhausern. « De nombreuses villes et régies de transports publics du monde entier ont manifesté leur intérêt pour ce concept. Mais pour l’instant il n’est pas prévu de commercialiser l’EyeStop, par ailleurs exclusivement développé pour la ville de Florence ». Les premières estimations ont permis d’en évaluer le coût estimatif : de 12 000 dollars - pour l’abribus de base - à 30 000 dollars pour la version complète. Toutes les collectivités ne pourront pas se payer ce nouveau bijou technologique urbain. L’EyeStop ouvre en tout cas la voie à des projets où les technologies numériques s’intègrent dans la ville au service de l’ensemble les citoyens.
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Hervé | 16.03.10 à 00.29
Magnifique bijou en effet, que nimporte quelle ville ne pourra pas se payer malheureusement…