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Samedi 4 février 2012

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La première université universelle a ouvert ses portes

Education | 1 réaction

par Elsa Sidawy | 04.03.10

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Une université gratuite, virtuelle et ouverte à tous à travers toute la planète. C’est le projet fou de l’entrepreneur californien Shai Reshef qui s’est mis au défi d’offrir un niveau d’éducation supérieur à tous ceux qui n’en ont pas les moyens physiques ou matériels. Son concept d’université du peuple est né du constat de la baisse du coût d’accès aux technologies et de la hausse des frais de scolarité dans le monde.

Offrir l’éducation à tous, partout dans le monde

Les conditions d’accès sont relativement simples : pouvoir présenter un diplôme du secondaire, maîtriser correctement l’anglais, et disposer d’un ordinateur connecté à Internet. Avec la démocratisation des technologies numériques, l’Université du peuple devient accessible à tous via son site web : « Aucun bâtiment ou d’endroits pour se reposer entre les cours ! Tous les programmes sont uniquement virtuels », indique Shai Reshef, son fondateur et président. Les cours, qui ont débuté en septembre 2009, regroupent à l’heure actuelle 380 étudiants provenant de 81 pays aussi divers que l’Indonésie, les Etats-Unis, l’Afghanistan ou le Soudan. L’aspect multiethnique des promotions est une force supplémentaire : les étudiants participent à des classes virtuelles et échangent entre eux, au-delà des cours qu’ils reçoivent et des devoirs qu’ils sont amenés à faire.

L'Université du peuple est accessible depuis le site web dédié

L'Université du peuple est accessible depuis le site web dédié

Un pas de plus vers un monde de paix

Les villes du monde entier auront donc certainement un rôle à jouer dans le développement de ce type de structure universitaire en proposant un accès à un minimum d’équipement, en offrant des lieux dédiés et en faisant des efforts de promotion auprès des citoyens. « Nous espérons amplifier nos efforts sur le long terme en aidant les municipalités à construire les infrastructures nécessaires et favoriser l’accès à notre université », envisage Shai Reshef. L’utilisation et la mutualisation de supports de cours et de contenus virtuels pourraient en outre séduire les universités dans leur mission de démocratisation de l’accès à l’éducation. Si l’on peut encore douter qu’un tel concept puisse remplacer un échange réel entre professeurs et élèves, l’Université virtuelle veut permettre de donner un coup de pouce au développement humain et pas uniquement dans les pays émergents. « En donnant aux étudiants de différents horizons la possibilité d’apprendre et de partager des connaissances, l’université virtuelle possède le potentiel de nous mener vers un monde plus pacifique », résume le philanthrope Shai Reshef.

Pas de concurrence avec les universités traditionnelles

Afin d’asseoir la crédibilité de cette nouvelle institution, l’accent doit être mis sur la qualité des enseignements dispensés, même si l’organisation n’est pas encore reconnue par les instances officielles. La communauté des enseignants est composée de professeurs, retraités ou encore en activité, d’étudiants ainsi que des professionnels participant aux évaluations et au développement des programmes.

L’entrepreneur californien rappelle que les modèles pédagogiques ont évolué à travers l’histoire, suivant de nouvelles techniques et ressources. L’Université du peuple constitue une étape supplémentaire dans l’histoire de l’éducation et définit les contours de ce nouveau modèle d’éducation pour lequel la technologie doit permettre d’étendre les connaissances. « Internet et les logiciels libres sont sans aucun doute en train de modifier les schémas de l’éducation traditionnelle », précise t-il. Mais son objectif n’est pas d’éradiquer les formes traditionnelles de l’enseignement. « Après des siècles d’élitisme, notre université apporte l’éducation à des personnes qui autrement n’auraient même pas l’opportunité de franchir les portes d’un campus. Nous n’avons pas la prétention de remplacer des universités telles que Harvard ou Oxford », admet Shai Reshef.

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Vos réactions

Max | 16.03.10 à 00.26

Enfin la culture et l’enseignement ouvert à tous. La mondialisation et Internet n’ont pas que des défauts…

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