San Francisco adopte un système intelligent de gestion de ses places de parking
par Elsa Sidawy | 09.04.10

La ville de San Francisco se vante d’être la première au monde à adopter un tel système. Et pour cause, à partir de cet été, la ville du célèbre Golden Gate Bridge, va déployer le SFpark. Un projet novateur de gestion des stationnements en temps réel pour éviter aux automobilistes de tourner des heures lorsqu’ils cherchent à se garer et fluidifier le trafic. En effet, 30 % des automobilistes qui circulent à San Francisco sont en réalité en train de chercher une place de parking.
Afin de tester la viabilité et l’adhésion par les habitants, une première phase pilote de ce projet va être mise en œuvre pendant deux ans sur huit quartiers différents (voir carte), à partir de cet été. Les instruments phares de ce déploiement, ce sont de petits boîtiers dores et déjà installés sur 6 000 places de parking de la ville. Ces détecteurs permettent d’indiquer instantanément la présence ou l’absence de voiture sur la place et de relayer l’information à une base de données centralisée. Les automobilistes pourront être informés des disponibilités par différents biais : des panneaux d’indication électroniques disposés le long des rues, des cartes dynamiques sur le site web dédié et des applications sur mobiles, délivrant la disponibilité des places, zone par zone. Chacun pourra vérifier quelles zones sont les moins encombrées avant de prendre sa voiture. Plus globalement, cette innovation permettra à la ville et aux gestionnaires de parking de savoir plus précisément où se situent les besoins en stationnement.
Pour ne pas faire les choses à moitié, la ville souhaite également renouveler ses parcmètres en les adaptant au nouveau service. Ces derniers accepteront la monnaie, les cartes de parking pré-créditées, mais aussi les cartes de crédit et de paiement. Ils permettront même à chacun de disposer d’un relevé mensuel indiquant le coût total de ses stationnements. De quoi dissuader les plus grands adeptes de la voiture !
Les bénéfices humains d’une politique de désengorgement de la circulation
Pour optimiser le système, le prix des places de parking variera en fonction de leur disponibilité et donc de la demande, entre 0,5 cent à 6 $ de l’heure. Ainsi, les places au centre-ville plus recherchées, seront logiquement plus chères et inciteront ainsi les citoyens à favoriser les transports en commun au détriment de leur voiture. Ou tout du moins à privilégier des zones de parking plus lointaines ou moins recherchées et donc de désengorger les emplacements les plus prisés.
Heureusement, les tarifs, eux, ne varieront pas en temps réel. Ils seront au maximum réévalués une fois par mois par les autorités en charge du programme, avec une variation de 50 centimes maximum pour chaque zone.
Ce système constitue un véritable cercle vertueux. Les conducteurs seront moins stressés, moins pressés, plus concentrés, donc moins dangereux au volant et les rues moins engorgées par les personnes qui cherchent des places de stationnement. Le réseau de bus sera plus efficace, les cyclistes et piétons moins sujets aux accidents des conducteurs, souvent distraits dans ces moments-là.
Enfin, moins de circulation, c’est un air plus sain pour tous les habitants. Un argument non négligeable dans une ville qui, en raison de l’étalement urbain et de l’utilisation massive de la voiture, enregistre des pics de pollution et des journées de smog plus que dans toute autre ville américaine.
Pour en savoir plus : Des capteurs sans fil au sol alertent des places de stationnement vacantes
Sur le même thème : San Francisco, Stationnement, temps réel






L’innovation qui devrait remédier aux 73 % de stationnements urbains impayés | InnovCity | 19.11.10 à 20.07
[...] initiatives de systèmes de gestion de stationnements fleurissent en France et dans le monde. San Francisco a été l’une des premières villes avec Streetline networks a proposer ce service de capteurs [...]