Un véhicule électrique collectif et sans fil inauguré à Séoul
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Mobilité durable | Elsa Sidawy | 06.05.10
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Ce petit train là ne paye pas de mine. Et pourtant, il préfigure le véhicule collectif sur lequel misent les séoulites pour se déplacer dans le futur. Baptisé OLEV pour OnLine Electric Vehicle, ce véhicule développé par le Korea Advanced Institute of Science and Technologies (KAIST) puise son énergie directement du bitume. Inauguré en mars dans un parc de la banlieue de Séoul, il tourne pour l’instant sur un parcours de 2,2 km et se recharge via des bandes magnétiques placées à faible profondeur sous le sol. Ces bandes invisibles à l’œil nu sont branchées au réseau électrique et créent une force magnétique qui, transmise au moteur, le fait fonctionner. L’alimentation par bandes magnétiques n’étant disponible que sur quatre tronçons du trajet, l’OLEV recharge également ses batteries aux stations, ce qui lui permet donc de rouler de façon autonome sur une longueur de 400 m avant de rejoindre le prochain point de chargement ou la prochaine bande magnétique.
Ce petit train est le prototype qui doit permettre de tester un dispositif innovant de transports en commun électriques. Par rapport à un tramway par exemple, les travaux d’infrastructure seraient grandement réduits et la souplesse de conduite améliorée, puisqu’il pourrait rouler sur n’importe quelle surface et desservir de nombreux quartiers, aspect non négligeable dans une mégalopole qui compte plus de 20 millions d’habitants. Au niveau esthétique enfin, il permet d’éviter la pollution visuelle des fils de contact.
Le système séduit la capitale sud-coréenne qui y voit également une solution intéressante pour diminuer notablement la pollution de l’air, « et qui aurait aussi une influence active sur la question du changement climatique », s’enthousiasme Lee in-Keun, directeur de l’Agence pour la qualité de l’air de Séoul. Avant d’en arriver là, les autorités devront d’abord réfléchir sérieusement sur les sources d’énergies permettant d’alimenter ces véhicules électriques. En 2009, l’électricité sud-coréenne provenait à 36 % du charbon et à 39 % du nucléaire (source Perspective Monde Université de Sherbrooke), l’effort devra être grand avant de prétendre avoir un réel impact sur le réchauffement climatique.
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