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Samedi 4 septembre 2010

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Terra Magna dépoussière la gestion des données géographiques

Urbanisme | 1 réaction

par Elsa Sidawy | 03.06.10

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Les maquettes 3D postées à l’entrée des mairies commencent à prendre la poussière. Surtout depuis le lancement en 2008 du projet de recherche et développement Terra Magna, couvé par STAR-APIC. Le groupe, qui édite des solutions de gestion cartographique du territoire et des infrastructures, a reçu l’aide financière des pôles de compétitivité Advancity et Cap Digital. Le projet vise à concevoir des solutions innovantes de visualisation 3D des villes.

Les SIG, Systèmes d’Information Géographique, actuellement utilisés par les collectivités, sont d’immenses bases de données regroupant l’ensemble des informations concernant la ville (voiries, bâtiments, réseaux d’assainissement…). Elles sont accessibles aux différents services comme ceux de l’urbanisme, la voirie ou l’environnement qui les exploitent dans le cadre de leurs propres applications. Pourtant ces informations brutes ne sont aujourd’hui accessibles qu’en deux dimensions.

corps_terra-magna3_100603La 3D au service de la lisibilité et du dynamisme

C’est là que le projet Terra Magna entre en scène pour contribuer à dynamiser les SIG et démultiplier les applications possibles pour les villes. Tout d’abord, « la représentation 3D offre une vision beaucoup plus réaliste du terrain. Une carte est une abstraction qui n’est souvent compréhensible que par les seuls spécialistes », souligne Issam Tannous, directeur général du groupe STAR-APIC. Par ailleurs, de nombreuses applications, comme un règlement d’urbanisme, ne peuvent se faire qu’en 3D. Enfin, « les techniques qui permettent de reconstruire une ville en 3D arrivent à maturité et les coûts de production deviennent accessibles pour les collectivités » précise Issam Tannous. Jusqu’à aujourd’hui, les villes déployaient en effet des études longues et coûteuses adaptées à chaque problématique soulevée, qui aboutissaient à des maquettes vite périssables. On imagine dès lors l’économie d’échelle permise par ce nouveau système.

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Le logiciel de gestion, appelé entrepôt de données 3D, prévu par le projet Terra Magna, permettra de croiser ces données, de les faire évoluer en permanence au moindre coût et sera accessible à l’ensemble des applications métiers. Il offrira la possibilité d’accéder à des applications très sophistiquées de simulation de la qualité de l’air, du bruit, de visualisation de l’impact, de la morphologie d’un bâtiment et de son insertion au sein d’un quartier selon différents critères.

Le plus de Terra Magna est d’offrir la possibilité aux citoyens d’accéder aux applications, en diffusant par exemple un projet d’aménagement en ligne. Le Wiki 3D envisagé dans le cadre du projet permettra à tout un chacun d’apporter sa pierre à l’édifice de l’entrepôt de données. Les cabinets d’architectes par exemple pourront intégrer les maquettes 3D de toute nouvelle construction par l’intermédiaire de cet outil collaboratif, avant d’être validée par le service gestionnaire de la base.

corps_terra-magna2_100603Le projet pilote de Cergy

La communauté d’agglomération de Cergy-Pontoise a été la première à tester Terra Magna grandeur nature, au titre du soutien d’excellence aux pôles de compétitivité. L’agglomération a fourni des données géographiques concernant le projet d’aménagement du futur quartier Bossut et l’IGN a co-piloté le projet avec l’équipe SIG de Cergy. « Nous avons testé le logiciel, les expérimentations liées aux services web et la partie innovante liée aux simulations d’environnement urbain », déclare Angélique Salvetti, chargée de mission au Pôle de Développement Economique de la communauté d’agglomération. Le bilan montre que les prototypes étaient assez intéressants pour être intégrés par les applications métiers. « Et pour le service SIG, l’intérêt est réel, car le système permet d’aller au-delà des maquettes jetables », précise-t-elle. Si sur certaines fonctionnalités, l’apport de la 3D ne semble pas flagrant, sur l’aspect technique en revanche « l’application est assez mâture ».

Terra Magna va devenir Elyx 3D, lors de sa commercialisation en début d’année prochaine. Concernant le coût de l’application, le directeur général de STAR-APIC reste évasif : « c’est extrêmement variable en fonction de la taille de la collectivité. Pour une base de données 2D cela peut démarrer à 10 000 euros pour une petite collectivité et aller jusqu’à plusieurs centaines de milliers pour une grande ». Confirmant que ce seront plutôt les grandes collectivités qui seront d’abord concernées. Issam Tannous ne cache pas que « de grosses communautés urbaines nous approchent pour qu’on aille leur présenter Terra Magna », sans préciser lesquelles, confidentialité oblige. Résultat en 2011.

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Salvetti | 24.06.10 à 15.34

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