
Internet est une formidable source de communication, encore faut-il savoir la mettre à profit. C’est ce qu’on fait de nombreuses communes françaises, se servant de la toile pour booster la citoyenneté de leurs administrés.
Une plateforme virtuelle à l’écoute de ses habitants
A Bordeaux, le développement durable est un enjeu collectif. Alors quoi de mieux que d’inciter tous les citoyens concernés à apporter leur pierre à l’édifice ? C’est en substance l’initiative des créateurs de l’Atelier 21. Etape poussée de la concertation, l’atelier 21 est un site dont l’objectif est de recueillir toutes les contributions provenant de la société civile et des partenaires associatifs, au service d’une ville plus verte. Il s’agit donc d’une sorte de boîte à idées en ligne fonctionnant sur le mode de la concertation.
L’idée n’est pas nouvelle puisqu’à Cergy et Issy-les-Moulineaux, les sites cergydémocratie.fr et i-Folio.fr se posent également comme des lieux de débat et de propositions, avec en plus l’ambition pour ce dernier de devenir un réseau social local où les Issiens créeraient une communauté de proximité.
La ville de Grigny s’est elle aussi mise en tête d’utiliser le web pour stimuler la vie citoyenne. En outre, elle lutte contre la fracture numérique en proposant des formations aux TIC à ses habitants. Mais pour le maire de Grigny, René Balme, l’idée va plus loin : « nous n’envisageons pas simplement les TIC comme un outil de communication mais bien comme un moyen majeur mis à la disposition de la démocratie particip@ctive » Ainsi, les concitoyens du maire peuvent s’informer, suggérer et discuter sur un forum des sujets qui touchent la vie de la commune, pour faciliter la préparation du budget. Sur le site demopart.fr, les grignerots disposent d’une influence directe sur ce budget municipal, avec une enveloppe participative de 400 000 euros à leur disposition.
Un conseil municipal qui se déplace dans votre salon
Le maire de Bras-sur-Meuse, a ouvert un pôle numérique multimédia pour que les internautes participent en plus de pouvoir consulter. Julien Didry est convaincu qu’« Internet est un média supplémentaire pour faire vivre la démocratie ».
Plus encore le maire a mis en place une véritable démocratie en ligne. Observant une faible présence aux séances du conseil municipal, il utilise Internet pour intégrer ses administrés à la politique locale. Ceux-ci reçoivent l’ordre du jour et peuvent poser des questions en direct auxquelles les conseillers s’engagent à répondre, participant du même coup au processus de décision. Une messagerie téléphonique est même disponible pour ceux qui n’ont pas accès à la toile. Même s’ils ne donnent pas tous leur avis, les habitants « sont informés et s’intéressent à la vie de la cité » selon le maire.
Voter d’un clic
La taille de la ville ne change pas l’enjeu : il s’agit dans tous les cas « d’offrir aux administrés les moyens de concrétiser, par des actes citoyens, leur engagement civique », selon les dires de Daniel Nouaille, maire d’Aixe-sur-Vienne. L’idée est d’inciter le plus possible les citoyens à prendre part au processus démocratique dont ils sont autant acteurs que prestataires. C’est dans cette logique que s’inscrit la démarche de la ville limousine, qui permet à ses habitants de s’inscrire sur les listes électorales sur Internet, et donc de ne plus avoir à se déplacer ou à se plier aux horaires d’ouvertures de la mairie. Ville pilote, l’expérience entreprise par Aixe l’année dernière a été concluante au point qu’elle sera étendue à toutes les communes de France dès juillet 2010.
En savoir plus sur les collectivités et les technologies de l’information sur le site Paroles d’élus et Artesi
Crédit photo : Demopart.fr
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