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Mercredi 8 septembre 2010

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Le manga, une variante originale et innovante du dépliant touristique

Tourisme | Aucune réaction

par Elsa Sidawy | 23.07.10

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Le placement produit est bien connu des producteurs de cinéma qui n’hésitent plus à passer des marchés avec les marques pour financer leurs films. Pourquoi les collectivités ne calqueraient-elles pas ce modèle pour développer leurs offres touristiques ? A une échelle plus modeste que celle du grand écran, le syndicat mixte de développement du bassin de Bourg-en-Bresse, CAP3B, a mis sur pied un produit touristique à part, en partenariat avec des acteurs économiques locaux.

corps_bd_100723Julia vient de se faire voler son cheval et part battre la campagne bressane avec deux amis, à la recherche de son fidèle destrier. Les jeunes héros traversent les sites les plus connus du coin et y croisent des personnages hauts en couleur. Voilà pour la trame de l’histoire, les images, elles, empruntent à l’univers du manga. Et pourtant « La Cavalière au manteau rouge » n’est pas seulement l’œuvre d’un dessinateur inspiré, elle est avant tout l’initiative d’un territoire qui a décidé de franchir le cap du multimédia en proposant un produit de qualité mêlant à la fois le culturel et le touristique, au profit du développement économique de la région. Et le résultat est bluffant et accessible à tous, comme le confirme Véronique Guillot, chargée de mission tourisme à CAP3B : « on a pour cible les enfants, les familles et les habitants du territoire ».

corps_bd3_100723Valoriser le territoire par une offre nouvelle

C’est en 2008 que le syndicat et tous ses partenaires régionaux ont l’idée de créer de toutes pièces une bande dessinée où l’on retrouverait les sites touristiques remarquables de la région, pour en faire « un outil de valorisation du territoire. L’idée était de se positionner sur d’autres moyens de communication que l’éternel dépliant touristique », affirme Véronique Guillot.

Le multimédia était une composante essentielle du projet, « car nous voulions dès le départ l’associer au site Internet et la relier avec un livret promotionnel en fin de BD dans lequel on retrouve les partenaires économiques du territoire et un lien vers leurs sites Internet respectifs », détaille Véronique Guillot. Qui se défend de n’y voir qu’un pur document publicitaire : « ce qui fait la force du projet, c’est la BD en tant que telle, on entre dans un réel univers d’illustration ».

corps_bd2_100723Intégrer la vidéo à la bande dessinée

La véritable innovation repose cependant sur un partenariat avec l’opérateur a la marque orange : « en cours de route, on a eu l’opportunité de mener une expérience avec Orange pour insérer du flashcode, ce qui donnait la possibilité d’ajouter de la vidéo dans la BD », explique Véronique Guillot. Sur quelques unes des pages de la BD on retrouve ces drôles de codes barres en 2D qui renvoient directement vers les vidéos des partenaires. Enfantin pour les possesseurs de smartphones qui n’ont qu’à télécharger l’application idoine pour pouvoir surfer : « les flaschcodes positionnés en bas de page permettent d’ouvrir une vidéo et de passer du monde imaginaire de la BD au monde réel ». Pour les moins technophiles, les vidéos restent accessibles via le site Internet.

Mais comment orchestrer une opération pour satisfaire tant de partenaires ? Le cahier des charges, avec les sélections « des incontournables, les forces du territoire, en terme de musées, de paysages… », a été établi avec l’auteur Bruno Tamaillon et l’illustrateur Hugo Tartaix. Chaque étape du scénario était validée par un groupe de travail constitué de représentants des offices de tourisme, des communautés de communes, du conseil local de développement et du syndicat mixte : «on était vraiment dans une démarche participative », assure la chargée de mission.

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Depuis début juin, la BD est vendue dans le circuit local traditionnel et dans les lieux touristiques au prix de 12,5 euros. Edité à 8 000 exemplaires, elle devrait permettre un retour sur investissement assez rapide sur les 85 000 euros de départ, même si l’opération a été co-financée à moitié par la Région Rhône-Alpes et CAP3B, ainsi que par le partenariat public-privé.

Avec un tel concept, on imagine que les acteurs de cette réussite ont d’autres projets dans les tiroirs. Pourquoi pas un tome 2 et « un jeu vidéo téléchargeable sur mobile, mais ce n’est pas encore calé aujourd’hui », conclut Véronique Guillot.

http://www.dailymotion.com/videoxdduaa

Pour en savoir plus sur l’innovation présentée dans cet article, contactez-nous à l’adresse contact@innovcity.com

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