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Samedi 4 février 2012

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Propositions pour les « perdants de la vitesse »

Déplacement | 1 réaction

par Vincent Villette | 01.09.10

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Professeur à l’Institut d’Urbanisme de Paris, Jean Pierre Orfeuil a évoqué lors de son intervention à l’université d’été de l’EIVP, l’évolution de la structuration urbaine sous un angle spécifique et original : celui de la vitesse. Il a ainsi tissé un lien direct entre la naissance de l’urbanisme, comme tentative de réponses aux problématiques urbaines, et l’accroissement de la vitesse urbaine. En effet, tandis que cette dernière était quasi-uniquement rythmée sur le pas humain jusqu’au XIXème siècle, les progrès technologiques ont permis une accélération considérable de la vitesse en ville, au point qu’elle se situe et plafonne aujourd’hui à environ 25 km/h.

trombih_jporfeuil_100901Distinguant successivement les avancées haussmanniennes, l’immixtion du métro ou encore celle, plus tardive, de la voiture pour justifier cette accélération du temps urbain, Jean Pierre Orfeuil s’est ensuite attaché à distinguer, en détails, les conséquences majeures de cette mutation pour les principaux acteurs, depuis l’individu jusqu’au tissu économique en passant par les communes. L’idée structurante de son argumentation est de considérer l’augmentation de la vitesse comme une croissance des univers de choix, avec des possibilités accrues pour créer une cohérence collective, et pour déterminer des objectifs partagés à l’échelle d’un territoire.

Cependant, la diversité des situations oblige selon lui à employer le pluriel pour alors parler « des vitesses », reflets des hétérogénéités persistantes dans l’espace urbain. Pour pallier cette différenciation trop poussée, qui produit des « perdants de la vitesse », il a esquissé quelques propositions.

Tonifier le stationnement à Paris

S’appuyant sur un constat choc, le prix du stationnement journalier résidentiel à Paris est actuellement équivalent à celui d’une demi baguette, Jean-Pierre Orfeuil a insisté sur l’espace précieux qu’offrirait une refondation du système de stationnement, facilitant alors la fluidité dans une dynamique multimodale, aux dépens donc du stationnement automobile résidentiel.

Développer les deux-roues

Selon Jean-Pierre Orfeuil, le deux-roues écologique, du vélo au scooter électrique, est le mode de déplacement urbain par excellence, et gagnerait donc à être favorisé, puisqu’il ne présente plus les inconvénients traditionnels des deux-roues (vitesse excessive, pollution sonore).

Démultiplier les capacités de rabattement sur les gares de banlieue et de grande banlieue

A cet égard, il a ainsi proposé que la structuration des parkings soit effectuée de manière plus optimale, en réservant les places les mieux situées aux deux-roues et aux véhicules de covoiturage.

Améliorer les vitesses, les réguler

S’appuyant directement sur son analyse initiale, il a préconisé de réguler les vitesses sur le réseau routier principal, en les dégradant par exemple aux heures creuses, afin de créer un réseau routier plus apaisé, et de fait plus propice au développement d’une économie locale.

Adopter une tarification plus segmentée des offres de transport

Par un jeu de leviers financiers, Jean-Pierre Orfeuil a par exemple proposé de favoriser, par un tarif attractif, les réseaux moins congestionnés (les bus par exemple), afin de décharger les réseaux les plus saturés, rendant alors ceux-ci plus confortables et réguliers. Dans cette idée de lutter contre les irrégularités des transports parisiens, il a aussi plaidé pour l’automatisation des métros, travaux estimés à 1 milliard d’euros pour 5 lignes principales, un coût qu’il juge assez modique au regard d’autres projets envisagés à Paris (21 milliards pour les projets du Grand Paris par exemple).

Crédit photo : Flickr ADEUPA / Institut d’Urbanisme de Paris

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[pop-up] urbain » Le foot, miroir des mutations de la mobilité urbaine | 17.05.11 à 00.44

[...] le tramway, le bus, le vélo ou la marche. Autant de modes aux vitesses sensiblement différentes. La vitesse urbaine moyenne étant aujourd’hui plafonnée à 25 km/h, peut-on vraiment parler de lenteur lorsque l’on est en bus ou en tramway, voire en vélo (les [...]

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