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Jeudi 17 mai 2012

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Citylone éclaire intelligemment les villes

Environnement | Aucune réaction

par Elsa Sidawy | 23.12.10

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40 % de la consommation électrique d’une ville est attribuable à l’éclairage public, ce qui représente un coût de 650 000 euros par an pour une collectivité de 100 000 habitants. Un argumentaire imparable pour Citylone qui propose aux collectivités de télé-gérer et d’optimiser leur éclairage public via des contrôleurs intelligents installés sur chaque lampadaire.

La société Arcom, jusqu’alors spécialisée dans l’éclairage indoor a senti le vent et la réglementation tourner en créant sa filiale Citylone en 2008 pour commercialiser ses systèmes de régulation de l’éclairage urbain, plus communément appelés contrôleurs d’éclairage intelligents. Il s’agit en fait de « boîtiers électroniques qui se placent à l’intérieur d’un luminaire ou à l’extérieur sur une façade, pour contrôler le ballast qui contrôle lui-même l’allumage de la lampe », explique Catherine Rambaud, chargée de marketing chez Citylone.

corps_citylone4_101223Contrôler pour optimiser
Le ballast, c’est-à-dire le circuit électrique du lampadaire, est ici le nœud de la solution : la communication sur l’état des ampoules, le niveau d’éclairage, la consommation et la gestion des mâts se fait par l’intermédiaire de ce réseau électrique existant. Les contrôleurs sont reliés à ce ballast, et utilisent la technologie en courant porteur sur le réseau de communication LonWorks pour transmettre les informations au centre de télégestion.
Les contrôleurs Citylone sont donc très simples à installer et ne nécessitent pas de câblage supplémentaire. Au final, toutes les données concernant la vie du lampadaire peuvent être suivies et modifiées en temps réel. L’apport principal de ce type de contrôleur est de donner à la collectivité les clés pour faire varier l’intensité lumineuse de son parc de luminaires en fonction du trafic des zones concernées pour des économies d’énergie pouvant atteindre 25 à 30 %.

Ainsi équipés, les candélabres publics peuvent être pilotés à distance grâce à l’utilisation d’un logiciel développé par Streelight.vision. « Par le biais du logiciel de télégestion, on va décider de ce qu’on va vouloir faire sur chaque zone, sur une rue, sur quelques luminaires : on peut décider à un croisement d’avoir des gradations en fonction de la distance par rapport au croisement », précise Catherine Rambaud. Plus besoin d’effectuer des tournées de vérification puisque les détections de pannes sont automatiques et peuvent également être anticipées.

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Des équipements adaptés au parc de luminaires français
Mais dans ce domaine et ce marché porteur, la concurrence est rude. Pour sortir du lot, Citylone a développé des contrôleurs d’éclairage disposant d’une sortie supplémentaire qui puisse permettre de gérer l’alimentation d’un service additionnel comme une caméra de vidéosurveillance ou, c’est de saison, des éclairages festifs, qui seront également télégérés. Mais la vraie innovation (récemment brevetée par l’INPI) de Citylone est que ces contrôleurs permettent une gradation de l’intensité lumineuse à la fois sur les ballasts ferromagnétiques et électroniques. Les premiers font partie de l’ancienne génération (et seront interdits en 2017) mais équipent encore une grande majorité du parc de lampadaires en France. Cet atout évite à la collectivité d’avoir à changer tout son parc de luminaires pour pouvoir profiter des avantages offerts par ces contrôleurs d’éclairage.

corps_citylone2_101223C’est d’ailleurs sur du ferromagnétique que Citylone a équipé un site pilote dans la ville de Saint-Priest, à l’est de Lyon. La ville, avec 7 500 lampadaires consommant annuellement 3,8 millions de kWh pour un coût annuel de 322 500 euros, a souhaité dans le cadre du déploiement de son Agenda 21, se concentrer sur la problématique de l’éclairage. 88 points lumineux ont été équipés de contrôleurs en 2009, sur le site de la Route de Lyon en partenariat avec SPIE Sud-Est. Cette zone d’activité connaît un trafic important aux heures de pointe, très peu pendant la nuit, il a donc été décidé de passer à 70 % d’intensité lumineuse entre 23h et 5h du matin. Au total, les estimations portaient sur 22 000 kWh économisés par an pour cette petite centaine de lampadaires équipés.

La jeune société installée à Brindas ne s’arrête pas aux frontières de l’hexagone et compte bien briller à l’étranger. Après l’équipement du pont de Saint-Nazaire, Citylone, qui commercialise ses contrôleurs entre 100 et 150 euros pièce, a récemment équipé une autoroute au nord de Porto avec 350 contrôleurs. Et pense bientôt approvisionner l’Espagne et la Roumanie avec ses lumineux contrôleurs.

Nota : Bernard Delhomme est Directeur Général de Citylone, à l’origine de la création de l’entreprise et des travaux de R&D qui ont permis de créer les produits.

Crédits photos : Ville de Saint-Priest /  Citylone

Pour en savoir plus sur l’innovation présentée dans cet article, contactez-nous à l’adresse contact@innovcity.com

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