A Sydney, une innovation architecturale optimise l’apport solaire d’une résidence universitaire
par Adrien Geneste | 22.04.11
Sydney bat des records en terme d’ensoleillement. Mais la ville australienne affiche aussi la plus grande densité de population du pays. Comme dans de nombreuses métropoles qui voient leur population grimper en flèche, la densité pose un problème de santé publique que l’on est loin d’imaginer. Le rachitisme, déjà apparu pendant la révolution industrielle, fait aujourd’hui à nouveau parler de lui. Dû au manque de luminosité au sein de nos villes, il serait de nouveau le résultat d’une densité urbaine trop forte, empêchant les rayons du soleil de s’immiscer jusque dans les rues et les appartements de tous et favorisant ainsi les carences en vitamine D.
Partant de ce constat et dans une optique écologique et durable, Silvester Fuller, architecte et développeur du concept et Tony Owen, architecte à la pointe de l’architecture numérique en trois dimensions et développeur du projet, tous deux engagés par le promoteur immobilier Pty ltd Ceerose, ont développé la dernière résidence universitaire de l’Université Internationale de Boston, à Sydney.
De l’innovation architecturale à tous les étages
Si la conception du bâtiment se veut durable et écologique, utilisant des matériaux de pointe en matière d’éco-conception, les concepteurs sont allés encore plus loin. Ils ont ainsi créé une résidence aérée et éclairée le plus naturellement possible grâce à une innovation architecturale sans précédent, donnant ainsi un visage à plus grande échelle du concept déjà répandu d’habitation passive.
Les deux architectes ont ainsi développé une méthode de fissure architecturale des façades en divisant celles-ci afin de fournir un maximum de lumière aux chambres des étudiants. Les fenêtres en forme de losanges maximisent l’efficacité de la façade audacieuse, qui, tout au long de la journée et même la nuit, éclaire dans des tons différents.
Un bâtiment « vivant » à proprement parler puisque « ces fissures architecturales, comme des branchies, aspirent l’air au travers des vides et traversent le bâtiment de toutes parts. Il respire naturellement » explique Tony Owen. Et si le bâtiment a été soigné, les deux architectes n’ont pas pour autant oublié le confort des étudiants. De chacune des chambres, la vue n’est jamais dérangeante. Pas de vis-à-vis donc, puisque les concepteurs ont souhaité un « cadre toujours agréable et propice au travail de chacun ».
Haute de huit étages, la nouvelle résidence étudiante du campus de l’université internationale de Boston à Sydney, en Australie, peut ainsi accueillir près de 164 étudiants en leur proposant pas moins de 3 salles de conférence, une bibliothèque, un salon Internet, un toit aménagé en terrasse « pour utiliser la moindre parcelle disponible » ainsi qu’un café et une cuisine communale attenante, tout ça dans l’unique but de « favoriser les échanges entre les occupants, et ce dans les meilleures conditions possibles ».
Un véritable défi que d’associer densité résidentielle croissante et écologie tout cela sans compromettre le confort, et même en améliorant celui-ci, qui semble avoir été relevé par les deux architectes australiens. Il ne manquerait plus que des balcons pour pouvoir profiter du soleil au maximum.
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