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Samedi 19 avril 2014

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A l’avenir, 61 % des usagers utiliseront leur mobile pour se déplacer

Déplacement | 4 réactions

par Elsa Sidawy | 05.05.11

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Le 28 avril, Orange Business Services présentait les résultats de l’étude menée par TNS Sofres et Chronos sur la thématique de l’auto-mobilité. Des résultats peu surprenants mais qui confirment deux tendances de fond : le covoiturage et l’auto-partage montent en puissance dans les villes ; les utilisateurs accordent un très fort crédit d’avenir aux applications smartphones dans les transports.

A l’avenir, 60 % des déplacements en covoiturage ?
Menée auprès de 7 000 personnes, l’étude TNS Sofres-Chronos avait pour objectif d’explorer l’auto-mobilité, à savoir « la gouvernance des organisations de déplacement par les utilisateurs eux-mêmes », précisait à cette occasion Bruno Marzloff, sociologue et fondateur de Chronos.
Un premier constat : l’univers des transports reste dominé par la voiture (82 % des Français effectuent leurs déplacements quotidiens par ce biais). Pourtant la progression inéluctable du prix du carburant pousse les usagers à s’orienter vers des transports alternatifs, notamment dans les grandes villes. « Lorsqu’il y a offre complémentaire ou concurrente, les usagers tendent à abandonner ou conjuguer la voiture avec d’autres mode de transports », explique Bruno Marzloff. Pour les transports publics ? Pas forcément.
corps_orange-mobilite3_110505Le covoiturage et l’autopartage sont des syndromes révélateurs d’un nouveau besoin de s’assurer des trajets multimodaux et plus fluides. La tendance semble indiquer que la pratique de la voiture servicielle (usage de la voiture sans en avoir la propriété) prend le pas sur la voiture utilisée à titre individuel. « Les particuliers ont renoncé à la possession automobile », confirme Nadège Faul, directrice marketing des services marque chez PSA.

« Signe des temps, Comuto (qui édite le site covoiturage.fr, ndlr) a fêté récemment son millionième abonné », rappelle Bruno Marzloff. Un chiffre symbolique, qui augure de bonnes perspectives à cette alternative à la voiture individuelle : pour les personnes interrogées dans le cadre de l’étude, le covoiturage vient en tête des modes de déplacement d’avenir (60 %), juste devant les transports collectifs (52 %), l’autopartage (47 %) et la voiture personnelle (18 % seulement).

« Tout cela ne résonne pas de manière considérable, mais ce sont des signes qu’il faut entendre », prévient le sociologue. Pourtant dans ce monde dominé par la multimodalité, résonne aujourd’hui le manque criant de réponses concrètes aux besoins des usagers de voyager de façon plus fluide : « il y a des difficultés sur l’accès aux informations dans cette capacité qu’à le voyageur de jouer avec des ressources de mobilité multiples. Aujourd’hui, la demande est beaucoup plus importante que l’offre ». Un constat sans appel.

corps_orange-mobilite_110505L’émergence des applications mobiles freinée par le cloisonnement
Aux usagers donc d’inventer et de trouver les informations dont ils ont besoin pour se déplacer. Et dans le domaine des mobilités, les pratiques liées à l’utilisation de la téléphonie mobile occupent une place de plus en plus importante. Pourtant, relève l’étude, aujourd’hui seuls 2 % des utilisateurs font appel à des sites et applications mobiles pour préparer leurs déplacements. Mais lorsqu’il s’agit de se projeter dans l’avenir, 61 % des personnes interrogées estiment que ces derniers auront une importance cruciale, au même titre que les sites et applications sur ordinateur (72 %) et le GPS (77 %). Le paradoxe entre la demande et l’offre sans cesse croissante de ce type d’outils dynamiques, s’explique là encore par un système trop cloisonné. Chaque opérateur de transport propose son application mobile, fournissant une information partielle ne répondant pas au besoin de voyageurs pratiquant désormais l’intermodalité.

En effet, « on passe du paradigme d’une information théorique à une information temps réel, voire à des informations prédictives », analyse Bruno Marzloff, et de ce point de vue, les opérateurs ne semblent toujours pas suivre la cadence. L’information temps réel délivrée aux usagers est encore trop lente, malgré des canaux de diffusion performants. Ce constat va de pair avec une tendance qui prévaut aujourd’hui dans les déplacements : le besoin d’assurer une continuité du trajet de porte à porte « sans couture », c’est-à-dire le besoin pour les usagers de pouvoir anticiper leurs trajets en fonction des contraintes des différents réseaux.

Cette exigence de l’instantané et de l’efficacité fait dire à Christian Cochet, DGA de SNCF Proximités que l’on est entrés dans l’ère de l’immédiateté, « ce qui est redoutable pour un acteur du transport public. Chaque voyageur ayant son propre écosystème et ayant besoin d’être sécurisé ». La réponse : une continuité servicielle, pour laquelle la SNCF propose déjà des moyens, comme le déploiement d’un site de covoiturage à destination des gares, afin de fluidifier au maximum les trajets et d’éviter « la déstructuration des parcours ».

corps_orange-mobilite2_110505Le mobile, clé de voûte du système
Pour Orange, qui n’a aucun intérêt à contredire ces prédictions, le mobile est évidemment l’une des clés de voûte du transport de demain : « le smartphone va jouer un rôle central dans la gestion et le pilotage des déplacements de l’utilisateur final en fonction du trafic en temps réel, explique Samuel Loyson, directeur marketing des Services Automobiles chez Orange Business Services. Le mobile a cette fonction de couteau suisse qui permet d’intégrer différents usages : paiement, GPS, sites web… Tous ces usages vont converger vers le téléphone intelligent ». Pour mémoire, l’opérateur de téléphonie a déjà fait ses armes à Nice avec le projet de paiement sans contact mobile, Cityzi. « C’est l’illustration de ce nouveau rôle du téléphone mobile qui permet de fluidifier la vie quotidienne », ajoute Samuel Loyson. Cette année, d’autres villes sont d’ailleurs sur les rangs pour déployer le service à l’échelle de leur territoire. Orange Business Services expérimente également depuis l’année dernière avec ASF (Autoroutes du Sud de la France) à Toulouse, une solution d’information du trafic en temps réel à destination des collectivités et des transporteurs. Via les smartphones des automobilistes, des statistiques de vitesse sont enregistrées par l’opérateur et permettent de produire des informations trafic temps réel pour anticiper les flux de circulation. Même si son usage évolue, l’horizon de l’automobile est donc encore dégagé.

Etude Auto-mobilités disponible en souscription auprès de TNS-Sofres.

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Crédits photos : AFSCM - Camille Chauvel / Orange

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