A Londres, des sans-abris créent un jardin sur le toit du Southbank Centre
The Ecologist | Adrien Geneste | 30.06.11
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« Avant, en lieu et place de ce jardin, cet espace était triste, gris et bétonné, a déclaré Paul Pulford à The Ecologist. Dorénavant c’est un havre de verdure et de paix ». Cet ancien sans-abri, épaulé par une équipe d’une cinquantaine de bénévoles, s’est mis en tête de créer un jardin partagé sur le toit du Southbank Centre, afin d’œuvrer pour la réinsertion d’anciens détenus ou toxicomanes. Rassemblés grâce à une collaboration entre l’Association londonienne d’aide au logement Providence Row Housing Association et l’Eden Project, basée à Cornwall, le jardin anglais a été conçu par l’architecte paysagiste Eden Jane Knight en collaboration avec le designer Paul Stone, bien que les bénévoles aient eu leur mot à dire lors de la touche finale.
Un jardin en lieu et place d’un pont fantôme
A l’origine, et selon les plans de l’architecte qui avait conçu le bâtiment, la parcelle de 1 200 m2, aujourd’hui utilisée comme espace vert, était censée recevoir la partie d’un pont. Ce dernier n’ayant jamais été finalisé, l’espace est longtemps resté vacant. Aujourd’hui, entre courgettes, haricots et choux, la zone herbeuse est déjà brunie par les nombreux passage de la foule. Un café et une prairie où poussent plus de 90 variétés de plantes provenant de Colombie agrémentent également l’espace, tandis que la pergola habillée de plantes grimpantes parfumées ne désemplit pas.
Une thérapie par le jardinage
Au dessus de quelques tournesols plantés il y a peu par un groupe de jeunes écoliers, un bourdon butine. « C’est tout simplement génial de les voir revenir », déclare Paul Pulford.
Plus qu’un sanctuaire urbain pour les fleurs, plantes, insectes et autres créatures, l’endroit est aussi pour Paul Pulford et les bénévoles qui aident tous les jours à créer et entretenir le jardin, une véritable fierté dont la symbolique est forte. Une manière naturelle de faire disparaître les problèmes du quotidien, et de faire éclore, pour ces personnes en situation de détresse, les germes d’un nouveau départ.
Crédits photos : Belinda Lawley






