La marche à pieds, un moyen de transport comme les autres ?
par Elsa Sidawy | 26.09.11
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Lève toi et marche ! Cette injonction d’origine littéraire résume schématiquement les propos tenus par les intervenants du colloque « Développer la marche en ville : mobilité, santé, sécurité du piéton », organisé par le Certu (Centre d’études sur les réseaux, les transports, l’urbanisme et les constructions publiques) le 15 septembre dernier à Paris. En plein cœur de la semaine européenne de la mobilité. Excellente pour la santé et l’environnement, autant que pour le commerce de proximité, la marche à pieds intègre progressivement les politiques urbaines de déplacement et d’aménagement, au même titre que les autres moyens de transports collectifs. Le code de la rue, démarche participative existant depuis 2006, est la plus représentative de ces évolutions. Symbolisant la ville durable et désirable, le piéton est aujourd’hui choyé.
« La marche est le cœur des mobilités dans la chaîne des déplacements, elle est partout », note tout de go Colette Watellier de la DGITM (Direction générale des infrastructures, des transports et de la mer du ministère du développement durable). Pour se rendre jusqu’à leur véhicule ou leur station de métro, tous les voyageurs du quotidien sont amenés à marcher. Pourtant aujourd’hui, la démultiplication de l’offre transport restreint de plus en plus l’espace disponible pour les piétons : « l’augmentation de la multimodalité fait que l’on aura de plus en plus de problèmes de conflits d’usages et de conflits d’espaces », note Sonia Lavadinho, de l’école polytechnique fédérale de Lausanne. Un constat partagé par Jean-Louis Hélary, directeur du Certu qui précise que « dans certains endroits, les conflits d’usages atteignent leurs limites, comme dans les gares, où de tels flux d’échanges peuvent poser problème aux usagers ».
Penser autrement l’aménagement du territoire
La solution ? « La question de la marche doit entrer en considération dans l’aménagement du territoire, notamment dans des espaces urbains de plus en plus restreints », poursuit ce dernier. Place donc aux innovations pour sortir de l’époque où l’on concevait la ville pour les voitures. Pour l’urbaniste Anne Faure (cabinet Arch’urba), l’enjeu est de réussir à créer des « espaces marchables », c’est-à-dire des lieux ayant des qualités qui les rendent attractifs pour les piétons. « Cela ne s’impose pas, il faut un vrai projet qui doit faire l’objet d’un consensus entre les acteurs et utiliser tous les outils de la communication urbaine comme des ateliers de concertation, des balades urbaines, qui ont un intérêt pédagogique ». L’aspect fonctionnel entre également en compte pour assurer le confort du piéton : « la qualité du sol, l’éclairage… sont des éléments essentiels ». Enfin, le stationnement doit « être géré de façon autoritaire, sinon on arrivera pas à faire marcher les gens ».
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GOURAUD Yolande | 27.09.11 à 13.30
Bonjour, Vous êtes gentils de me proposer la marche pour ma santé… mais polio depuis l’âge de 19 mois (j’en ai 60), la voiture m’est indispensable pour faire mes courses, aller au cinéma, aller en ville ; je ne peux effectuer mes parcours entre deux magasins ou instituions en bus. Que me proposez-vous ? Je ne suis pas la seule dans ce cas. Merci de votre réponse. YG La Roche sur YON (Vendée)