| Précédente | Suivante |
La masse critique n’est pas au rendez-vous
« Les opérateurs et collectivités qui l’expérimentent, rencontrent un obstacle récurrent : pour que l’activité devienne économiquement pérenne, elle doit recueillir un flux vraiment important d’automobilistes, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. Sans cette masse critique, le covoiturage dynamique ne peut tout simplement pas exister », le mot est lâché par Frédéric Bisson, décidément peu à même de miser sur la viabilité du covoiturage dynamique dans l’immédiat. Sur ce point, opérateurs et experts s’accordent : « pour tout ce qui est covoiturage dynamique pur, j’y crois très fortement, mais dans dix ans. Aujourd’hui il n’y a pas de masse critique », remarque Edouard Duboille directeur général de Green Cove. Partenaire de la SNCF sur les solutions de covoiturage, son entreprise a mis en place pour le Transilien des bornes d’affichage en gare d’Houdan et de Montbéliard permettant, via le principe du flashcode, accessible par tous les téléphones mobiles, d’accéder aux offres de covoiturage locales en temps réel (lire l’article sur Cleantech Republic).
Modestement donc, les premières expérimentations visent à peine quelques centaines d’usagers. Le Pays de la Haute-Gironde se verrait bien mobiliser 300 personnes, sur 82 000 habitants, soit moins de 0,5 % de la population. Le Conseil Général de l’Isère qui a bouclé son expérimentation en novembre 2010 a réuni quelques 400 personnes sur les 8 000 visés, avec une moyenne de douze covoiturages effectués chaque jour. Seule Avego, qui a frappé aux portes de 65 pays différents pourrait rivaliser. La start-up reste vague sur le nombre exact d’usagers réels - « des milliers », selon Taras Kennedy -, et localement, la plus grande expérimentation ayant eu lieu à Seattle, a réuni à peine 900 participants.
D’où l’intérêt de choisir des lieux de vie propices comme les grands bassins d’emploi, générateurs de déplacements de masse. Le covoiturage dynamique peut en outre être intégré aux Plans de Déplacement d’Entreprises ou de collectivités pour favoriser son usage et son déploiement. Ville Fluide a développé sa solution GéoCar, particulièrement adaptée à une entreprise de plus de 2 000 personnes du plateau de Vélizy, en usant du concept de « grappes » d’utilisateurs, offrant la possibilité aux passagers de se retourner en cas de désistement de leurs conducteurs. Les salariés sont reliés entre eux par des smartphones prêtés pour l’occasion et peuvent effectuer des trajets en covoiturage quand bon leur semble et surtout au pied levé (lire l’article).
| Précédente | Page 3 / 5 | Suivante |
Sur le même thème : application, bus, circulation routière, covoiturage, covoiturage dynamique, expérimentation, flashcode, gare, Genève, Géolocalisation, Gironde, GPS, Inde, intermodalité, iPhone, irlande, Marseille, navigation, ouverture des données, paiement, PDE, plan climat, smartphone, SMS, SNCF, téléphonie, temps réel, TIC, Transport, transports en commun, voitures






Wagner | 4.11.11 à 17.15
Bonjour à tous,
Merci pour ce point sur le covoiturage dynamique.
Sur le site national Covoiturage.fr il y a déjà 1,4 millions de français inscrits qui font entre 300 000 et 400 000 trajets par mois ce qui représente 700 TGV pleins.
Si vous voulez partir dans 30 minutes n’importe où en France, je vous invite à faire n’importe quelle recherche sur http://www.covoiturage.fr ou directement sur votre téléphone grâce à notre appli “Comuto” (iPhone et android).
Avec plus de 610 000 trajets disponibles partout en France à l’instant où j’écris, vous avez vraiment la possibilité d’organiser votre covoiturage en “last minute”.
Bons covoiturages à tous,
Laure du site Covoiturage.fr