Le pot qui pousse : un accessoire pour faciliter le geste du jardinier urbain
par Elsa Sidawy | 28.11.11
Un pot de fleur qui pousse seul. Voilà le dernier concept en vogue pour urbains pressés, porté par une start-up créée en septembre. Le produit qui n’existe encore qu’à l’état de prototype, multiplie les espoirs de ses fondatrices depuis qu’il est finaliste dans la catégorie « Design industriel » des Grands Prix de l’Innovation de la Ville de Paris qui seront remis jeudi 1er décembre.
Derrière le « Pot qui pousse » se cache, pour les deux créatrices de l’entreprise Vegetal Fabric, la modeste ambition d’essayer « d’apporter des solutions malines et originales à des problématiques rencontrées par tous les jardiniers urbains », note Lara Hamdi, associée et designer. Le constat ? Les jardiniers urbains que nous sommes tous à nos heures perdues recherchent avant tout la facilité, notamment dans une tâche qui peut s’avérer plus compliquée que les autres : celle du rempotage. « On ne sait pas forcément quel pot choisir, on n’a pas le temps ni la place… un grand nombre de contraintes font que souvent on se passe de rempoter ses plantes ». A tous ceux qui n’ont pas la main verte, l’ambition du « Pot qui pousse » est de proposer un produit évolutif qui peut se déployer facilement et faciliter le geste du rempotage.
L’origami du rempotage
Techniquement, l’idée est très simple : « nous associons l’usage d’un tissu souple à un système de pliage ». Un tissu qui est suffisamment rigide et imputrescible pour contenir de la terre mais qui reste souple pour pouvoir être replié ou déplié afin d’agrandir ou de diminuer la taille du pot. Ce dernier devient donc modulable en fonction de la taille des plantes que l’on y met et de leur croissance. Une innovation qui a le mérite de rendre inutile l’achat régulier de nouveaux pots et le stockage des anciens.
Côté matériaux, le tissu est tapissé d’un enduit intérieur qui lui permet d’assurer l’étanchéité du pot, qui peut dès lors aussi bien se glisser à l’intérieur d’un appartement que sur un balcon ou une bordure de fenêtre.
« Mais il faut rester dans des codes assez traditionnels, car le jardinage est un milieu où on ne peut pas faire d’innovations radicales », admet la designer, qui rêve déjà d’un contenant idéal que l’on aurait même pas besoin de toucher pour le voir évoluer au rythme de la croissance de la plante. « En fait, il faut trouver un équilibre : l’acheteur veut aussi rester actif et impliqué mais pas trop car dès que c’est trop compliqué, les gens s’éloignent ».
De l’art de la discrétion dans l’innovation
Aujourd’hui, le « Pot qui pousse » n’est qu’un prototype qui n’est pas encore commercialisé. Une fois sur le marché, dans les jardineries et dans les moyennes surfaces urbaines, il faudra débourser environ entre 25 euros et 45 euros, en fonction de sa taille, pour l’acquérir.
En attendant, Vegetal Fabric commercialise déjà des « tricots de pots », en tissu également, lavables et pliables : des arguments qui devraient convaincre facilement les urbains à la recherche d’idées originales pour leur décoration et souhaitant emmitoufler leurs plantes pour la période de repos hivernale.
Pour en savoir plus sur l’innovation présentée dans cet article, contactez-nous à l’adresse contact@innovcity.com
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Marion | 29.11.11 à 23.27
ils seront disponibles pour la période de Noël?