Londres mise sur l’essor et le succès des codes QR
par James Whiting | 18.01.12
Afin de rendre la visite de Londres plus populaire qu’elle ne l’est déjà, un travail particulièrement poussé a été mené sur les codes QR. Désormais, les attractions majeures de la ville sont à portée des smartphones des visiteurs, quel que soit le type de plateforme mobile utilisée. Les codes QR ne sont pas de nouveaux venus dans le domaine touristique mais restent jusqu’à aujourd’hui encore mal exploités. De nouvelles innovations rendent pourtant leur utilisation plus simple et plus intéressante pour tous les acteurs du domaine.
Petit retour sur l’émergence de cette technologie : un code QR, qui signifie simplement « Quick Response » en anglais, représente un code barre en deux dimensions contenant des données cryptées. L’intérêt des codes QR est leur capacité à contenir un nombre supérieur d’informations si on le compare aux codes barres traditionnels, que l’on trouve sur tous les produits de consommation.
Développés en 1994 au Japon par l’entreprise Denso Wave, les codes QR peuvent aujourd’hui être lus par les téléphones mobiles compatibles pour d’innombrables usages. Ces codes peuvent dévoiler un texte, fournir des liens vers des sites Internet, servir en lieu et place de titres de transport ou de tickets pour des évènements. Ils offrent également la possibilité d’effectuer des achats via des sites marchands en ligne. A Londres, des brochures et affiches comportant des codes QR sont disposées dans l’espace public et permettent aux touristes d’accéder aux principales attractions de Londres et aux informations liées à ces différents lieux.
Un outil qui prend une nouvelle dimension
Les QR codes ne sont plus seulement de petites cubes gris ternes. Ils incluent désormais des images et des graphiques en couleur. Certains prennent la forme du site sur lequel ils sont implantés, comme un château ou un pont, alors que d’autres prennent même la forme d’animaux ou d’objets. Dans le quartier commerçant de Carnaby, le choix s’est porté sur un code QR multicolore, où chaque couleur représente une section du quartier. Les utilisateurs qui scannent le code sont redirigés vers le « Carnaby Essential Guide », leur permettant d’identifier les rues, restaurants pubs et autres magasins. Au lieu de s’encombrer de brochures et cartes encombrantes, les utilisateurs n’ont qu’à dégainer leur portable de leur poche pour accéder à toutes les informations qui leur sont utiles.
Hôtels, restaurants et jardins publics ont désormais leur code QR
De nombreuses autres déclinaisons de ces codes ont été développées par divers acteurs de l’écosystème londonien. Les hôtels Radisson Edwardian utilisent des codes QR afin de favoriser l’expérience culinaire de leurs clients, leur offrant par exemple des représentations graphiques et des vidéos des plats du menu et de la préparation des aliments. Kew Gardens a adapté les codes en fournissant des liens vers des vidéos et des informations détaillées sur les plantes et le patrimoine du site. Le restaurant londonien Altitude 360, situé au 29e étage de la Tour Millbank à Westminster, offre une vue panoramique sur Londres. Les images des monuments célèbres vu de ses fenêtres renvoient également vers des codes QR, permettant aux clients d’accéder à la page Wikipedia correspondante.
Les codes QR débarquent dans les musées londoniens
Les musées utilisent également ce type de codes afin d’améliorer les affichages et fournir des informations supplémentaires aux visiteurs. Au Musée de Londres, les codes QR sont placés à l’entrée de chaque exposition. Une fois scannés, ils s’ouvrent sur des courts métrages liés à chacune des œuvres présentées dans l’exposition en question. Le Musée d’archéologie égyptienne Petrie de l’University College de Londres, a présenté son premier code QR lié à l’exposition, « Mythe, Migration et égyptomanie». Le Musée de zoologie de Grant, également intégré à l’University College de Londres, est l’un des plus anciens musées d’histoire naturelle en Angleterre, datant de 1827. Plusieurs iPads ont été mis à disposition du public afin d’encourager un échange interactif et des discussions sur le musée et ses expositions. Les visiteurs peuvent indifféremment utiliser l’iPad ou leurs propres smartphones. Les deux musées participent d’ailleurs au projet QRator. Son objectif ? Utiliser la technologie numérique pour relier directement le public aux œuvres des collections muséales.
Last but not least, les codes QR feront partie intégrante du dispositif de marketing autour des Jeux Olympiques et Paralympiques qui auront lieu cet été à Londres.
Cet article a été rédigé par Visit London, le site officiel du tourisme de Londres.
Crédits photos : Annie Mole & Ephoz - Flickr / Now and next in retail
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MobiNear | 24.01.12 à 15.28
Les Codes QR devraient, aujourd’hui, représenter la majorité des usages d’identification.
Demain, des Tags NFC, QR et URL devraient être la norme.