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Mercredi 16 avril 2014

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Musée et numérique, le visiteur 2.0

Culture | 3 réactions

par Calixte De Procé | 17.02.12

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Pour la deuxième année, la Social Media Week s’est invitée à Paris du 13 au 17 février. De nombreux ateliers et conférences ont été organisés autour du numérique et des nouvelles technologies. Mercredi 15 février, au Petit Palais, était organisée une table ronde sur le thème « Musée et numérique : le visiteur 2.0 ». Etat des lieux.

Musée et Numérique : le visiteur 2.0. « Rien que cette formule pourrait faire l’objet d’un débat de plusieurs heures ! » s’amuse Catherine Guillou, directrice de la politique des publics du Louvre. Invitée pour modérer la conférence, cette dernière annonce quelques chiffres en guise d’introduction. « Aujourd’hui, la fréquentation du Louvre explose. En regardant qui sont les visiteurs, nous avons constaté que presque 50 % d’entre eux avaient moins de 35 ans ». Un regain d’intérêt de la part d’un public jeune qui pousse même Catherine Guillou à comparer le musée en général à « la nouvelle église ». Consciente des attentes de ce nouveau public, elle soulève la question de la cohabitation entre musée et numérique, en précisant que « tout cela doit se faire de manière intelligente ».

Le visiteur virtuel ne remplacera pas le visiteur réel

Gonzague Gauthier, community manager au Centre Pompidou concentre directement ses propos sur l’enjeu entre réel et virtuel au sein d’un musée. « Aujourd’hui, nous faisons face à beaucoup de questions sur l’intérêt du numérique dans un musée ». Si la mise en place d’un site internet est désormais devenu un processus courant et logique pour la plupart des espaces culturels, l’arrivée du 2.0 et des pratiques qui s’en suivent pose de réelles interrogations. « Inutile pour les musées de foncer tête baissée. Il faut d’abord commencer par définir le terme, et évaluer les apports sur le terrain de la médiation entre visiteurs et musée ». Car l’enjeu est là. Si le public a été pendant plusieurs décennies uniforme, aujourd’hui le virtuel fait son entrée et ce sont aux musées de s’adapter pour utiliser au mieux ces outils. « Il y a eu une confusion de la part des espaces culturels qui ont cru au départ que le visiteur virtuel représentait un danger dans le sens où il allait remplacer le visiteur réel. Mais c’est le contraire. Le numérique provoque un retour sur le réel ». Pour pouvoir évoluer, le musée doit donc aller vers le public et lui proposer des activités numériques. En témoigne La Bataille du Centre Pompidou, jeu collaboratif se jouant avec le réseau social Twitter, présenté à l’occasion de la dernière édition de la nuit des musées. A coups de hashtags, les visiteurs étaient invités à combattre des envahisseurs venus détruire le musée. Un jeu collectif, collaboratif et surtout une interaction entre visiteurs, enceinte et œuvres.

C’est sur ce point que rebondit Omer Pesquer, consultant numérique. « Le musée est un endroit de partage et d’échange ». Il y a de la vie, des discussions, des commentaires. C’est en cela que l’espace ne peut être remplacé entièrement par le virtuel, beaucoup plus froid et sans interaction directe. Sur cette notion, l’homme soulève d’ailleurs une question presque philosophique : « Aujourd’hui, le virtuel est devenu permanent grâce par exemple aux smartphones que chacun a dans sa poche. La véritable interrogation est : le virtuel peut-il être permanent ? ».

Pour faciliter les interactions entre les visiteurs, l’acquisition du Wifi dans les musées est une ouverture non négligeable. A ce sujet, la plateforme Twitter et les Live-Tweet sont l’exemple parfait de cette nouvelle forme de discussion. Chacun réagit sur sa façon de voir l’œuvre, répond, transmet. Et les artistes eux-mêmes peuvent proposer des formes numériques inédites. « L’artiste Jr propose par exemple à chacun de se prendre en photo, ce qui relève du numérique. Ensuite, ils reçoivent leurs portraits en format affiche et sont chargés de l’afficher dans la rue. La démarche devient alors réelle. Enfin, ils ont la possibilité de prendre en photo l’affiche et de la poster sur une plateforme en ligne. Ainsi, on voit clairement qu’il y a une boucle numérique ».

Le livre d’or, exemple numérique

Sebastien Magro, blogueur et consultant, parle quant à lui du livre d’or au sein du musée. « Aujourd’hui, nous disposons de nouveaux instruments in situ ». A travers une sélection de quatre initiatives sur ce thème, il nous apprend que le traditionnel livre d’or est progressivement remplacé par des modèles numériques. « Black List Project au Brooklyn Museum a proposé en 2008 des livres d’or avec des ordinateurs. Les visiteurs avaient la possibilité, à la fin de la visite, de laisser des commentaires vidéos qui étaient relayés sur la plateforme Youtube », explique-t-il. Le Video Kiosque au Museum de Toulouse a lui aussi expérimenté cette forme numérique. Sur l’exposition Exhibition, actuellement au Quai Branly, les visiteurs peuvent laisser des commentaires sous trois formes : écrit, vidéo ou dessin, le tout via des tablettes numériques. « Le plus de ce projet, c’est qu’ensuite les commentaires sont consultables sous la forme d’une Timeline ». Enfin, le Tate Modern à Londres a proposé l’exposition Sunflower Seed avec l’artisite Ai Weiwei. « Dans les livres d’or à disposition des visiteurs, ces derniers pouvaient poser des questions à l’artiste. Et Ai Weiwei est revenu au Tate Modern et a répondu à certaines questions. Il y a eu une véritable interaction entre le public et l’artiste ».

Crédit photo : Caroline Gaume

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Vos réactions

Stéphane Redard | 20.02.12 à 17.12

Bonjour,
Pour ceux qui sont dans la région de Saint Raphael, le Musée Archéologique propose une expérience très intéressante sur l’utilisation de différents outils numérique permettant la visite du musée et ses différentes thématiques.
Les visiteurs lors de leur découverte du musée trouveront sur leur passage des QR Codes. Ceux ci jalonnent la visite du musée guidant ainsi les visiteurs. Le contenu multimédia des différents QR Codes sont en relation soit avec la thématique de la salle ou avec l’objet mis en valeur. Tous les contenus sont disponibles dans une WebApp complète et administrable par le musée.
Les visiteurs qui ne sont pas équipés de Smartphones pourront quant à eux utiliser des ipods touch prêtés gratuitement à l’accueil du musée. Grâce à ces outils ils pourront bénéficier de la visite numérique.
Le wifi est disponible dans tout le musée.
La solution Mobile permet aux visiteurs de retrouver l’intégralité des vidéos, photos et informations du musée, de partager sa visite sur les réseaux sociaux et de laisser un commentaires comme sur un livre d’or.
Plus de renseignements sur
http://www.blue-touch-communic.....erique.php

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